EXTRAITS Don Quichotte

 

Sancho Pança, le serviteur de Don Quichotte entre en trombe. 

Don Quichotte :

Et alors, tu te crois dans un moulin ?  Tu ne peux pas frapper Sancho ?

« Don Quichotte a le sang chaud », pensa Sancho.


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Une vie d’aventures à dérouiller les armures à débusquer les géants cachés sous les moulins à vent… C’est ma vie, c’est ma vie…Une vie d’aventures bien dressé sur ma monture, à combattre les brigands, à corriger les méchants… C’est ma vie, c’est ma vie, à la gloire de la Chevalerie…


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Merlin l’enchanteur :

« Par tous les éléphants d’Afrique et d’Asie, les tarés tarins de Tarascon, et par les fiers nasiques de Bornéo, apparaît Cyrano ! » dans une boule de fumée et un grand bruit d’éclair surgit Cyrano.

Cyrano :

Mordious !  Qu’est-ce qui m’arrive ?  Je sens que je dérive… (il décoche son épée) Je ne vous laisserai pas faire gredins, venez que je vous tranche le lard de mon aiguillon dare-dare !

Merlin :

Calme-toi, Cyrano, c’est moi, Merlin !  Je suis avec Don Quichotte un ami.

Cyrano :

Don Quichotte, fils du grand Cervantès ?

‘Je me découvre au nom de cet hurluberlu’,

dis-je jadis dans ma pièce !  

Dans mes bras, j’en peux plus !

Sancho :

C’est vrai qu’il a un nez,… presque aussi gros que mon ventre !

Cyrano :

Mais où sommes-nous ?

Don Quichotte :

En Espagne, dans la Mancha !

Cyrano :

En Espagne ?  Mais l’Espagne, c’est un roc, c'est un pic, c'est un cap, que dis-je, c'est un cap, c’est une péninsule !

Sancho:

Oui, c’est ça, une péninsule, la péninsule Ibérique !


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Le nez au vent je marche fier et droit devant.

Mais il faut bien que j’le concède,

mon nez, d’un quart d’heure me précède…

Mon nez est grand ?

La belle affaire.

Qui est dedans ?

Conseil d’ami, n’en riez pas,

Les plaisanteries, elles sont pour moi !…

Un nez nuphar, un nez critoire, un nez léphant, un nez légant.

Un nez claireur, un nez ventreur, un nez criteau, comme Pinocchio.

Sans que je mente, sans que j’invente, 

J’ai un nez, un nez vous dis-je,

long, long, comme une tige !

Et quand j’ai un verre dans le nez,

je vous promets, il est à pied !


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Sergent Moulin :

Je ne résiste pas à l’envie de vous être utile.  Je suis le Sergent Moulin, scientifique au service de la reine Mimolette. Je suis restaurateur de moulins.

Sancho :

Ah bon ?  Et ça mange quoi un moulin ?   Ils sont nourris au grain ?

Sergent Moulin :

Je ne les nourris pas, je les restaure, je les répare en fait…

Mona Lisa :

Vous faites quoi exactement comme réparation cher Jean Moulin ?

Sergent Moulin :

Sergent Moulin !  En ce moment je fais des recherches en laboratoire. Je recherche et pas qu’au labo, un alliage résistant pour nos moulins…  Voilà le plus clair de mon occupation.

Sancho :

C’est un moulin à vent ?

Sergent Moulin :

Non à eau.

Sancho :

C’était un moulin à eau avant ?

Sergent Moulin :

Non c’est un moulin à vent, à eau maintenant!   Mais on s’en servait beaucoup plus avant que de nos jours.

Sancho :

À cause du vent ?

Sergent Moulin :

Non à cause de l’eau.  On utilise le plus souvent des pompes électriques.

Sancho :

Je ne comprends rien !!!

Sergent Moulin :

Je t’explique.  Les moulins fonctionnent avec le vent, mais servent à pomper l’eau parce que nos terres sont au-dessous du niveau de la mer. Mais aujourd’hui les pompes électriques remplacent les moulins à vent. Alors je les répare pour qu’ils restent beaux. Aussi beaux qu’avant !

Sancho :

Ça m’a donné soif cette histoire. Qui a de l’eau ?

Sergent Moulin :

J’en vends !